« Natakassam Cola » : la question de la place du communautarisme dans l’espace économique alsacien
« Natakassam Cola » : quand le communautarisme devient un argument commercial en Alsace
Un nouveau cola halal produit à Soultzmatt : voilà qui pourrait n’être qu’une nouvelle opération commerciale. Mais derrière le « Natakassam Cola », présenté comme une boisson halal et revendiquant clairement son positionnement communautaire, se dessine une évolution de société que nous ne pouvons pas regarder avec indifférence.
À Reconquête!, nous refusons de considérer comme anodine la multiplication des produits, services et pratiques commerciales organisés selon des appartenances religieuses ou communautaires.
La question n’est évidemment pas de savoir qui a le droit de boire ce cola. Chacun est libre de consommer ce qu’il souhaite et une entreprise est libre de développer son activité dans le respect de la loi.
La véritable question est celle du modèle de société que nous voulons pour la France.
Voulons-nous continuer à construire une société commune, où les Français partagent les mêmes références et les mêmes habitudes, ou accepter progressivement une multiplication des marchés communautaires, chacun répondant à des prescriptions, des identités et des clientèles différentes ?
À force de présenter chaque segmentation communautaire comme une simple évolution commerciale, nous risquons de banaliser ce qui devrait au contraire nous interroger.
L’Alsace n’est pas un territoire sans identité où toutes les communautés pourraient progressivement vivre côte à côte sans référence commune. Notre région possède une histoire, une culture, des traditions et un héritage français et européen que nous devons assumer et transmettre.
Reconquête! Bas-Rhin refuse la fragmentation communautaire de notre société. Nous défendons au contraire une France qui rassemble ses citoyens autour d’une identité commune, de sa culture, de son histoire et de ses valeurs.
Nous ne voulons pas d’une France où chacun consomme, se divertit et bientôt vit selon son appartenance communautaire. Nous voulons une France qui demeure une nation.
Le débat mérite d’être posé clairement, sans agressivité envers les personnes mais sans naïveté sur les évolutions de notre société.